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fragments  posté le jeudi 27 décembre 2007 17:05

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11+(1)² +4  posté le jeudi 27 décembre 2007 09:50


    

Onze et une toiles au carré plus quatre, seize toiles carrées, le carré, surface dont toutes les dimensions sont les mêmes, elles ne sont pas différenciées

Imaginons un monde où tous les individus seraient les mêmes, il serait possible de définir l’individu soit par sa multitude soit par son unicité sauf qu’il n’existe pas comme tel puisqu’il est partout.

Donc si les dimensions du carré sont les mêmes, elles n’existent pas, le carré ne peut se définir qu’en dehors de sa dimension, dans sa non-dimension, en dehors de son espace et pourtant celui ci est rempli. Un non-espace ne peut être constitué que de vide dans un espace plein.

Définir le vide, en préliminaire, il s’agit du remplissage d’une surface à une dimension ce qui ne peut exister puisque la surface suppose deux dimensions, longueur et largeur.

En résumé, le vide est le plein de la non-existence.

Une non-existence, la peinture, qui s’offre au regard, quelle peut être l’existence dans une non-existence visible ?

Ou qui rend possiblement visible cette non-existence ?

Le créateur qui par son geste laisse à voir.

Dans le Dasein, l’étant est le créateur, un étant dans le monde, avec, à côté, à l’intérieur, en avance sur l’être, la peinture représentant l’étant au moment où et qui n’est plus lorsqu’il se fige par sa chimie et le séchage.

L’existence ne peut être que dans l’étant ce qui constitue par-là même son essence, c’est l’immédiat indéterminé qui à peine l’action passée est déjà dans le souvenir.

L’étant peint l’Être différemment chaque fois car l’étant n’est pas le même mais l’étant se contient dans le même Dasein, le créateur.

La non-existence permettant à chaque fois de dévoiler l’être et ses multiples facettes.

Mais comment l’étant peut-il se mettre en situation d’être peint alors qu’il est déjà autre en fin de processus ?

Parce que le créateur ne peint pas, il est et laisse la peinture se peindre, c’est l’humilité du créateur de laisser la nature non  dénaturée. Tout génie est nature et tout y revient. C’est l’osmose du biologique humain avec l’intérieur du monde.

A sa réalisation le créateur se situe dans l’instinct neurologique de la pensée-concept descendue dans le corps puis il se met en avance sur le monde à l’intérieur, le passage à l’acte étant possible dans l’idéal du moi biophysique.

 

Claude Costiou-Milopolsky

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